Requins, baskets & escarpins

Une paire de baskets peut-elle cohabiter avec une paire d’escarpins ? Certainement ! Un certain temps…

 

Arrivés au bout du sentier, nous enjambons la balustrade pour gagner l’abri d’un rocher, nous asseyant l’un contre l’autre, les pieds dans le vide. Quelques étoiles scintillent là-haut, alors que trente ou quarante mètres plus bas les vagues se brisent avec fracas sur le chaos basaltique. Bercée par la quiétude de l’instant, je ferme les yeux et remonte le fil…

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi nous nous étions mis ensemble, Christian et moi. Et pourtant nous sommes mariés – mariés ! – depuis sept ans. D’accord, au début, il m’a séduite, sans même le vouloir d’ailleurs… En fait, nous nous sommes vus pour la première fois au Parc Montsouris, ce joli parc boisé du sud parisien. J’étais assise sur un banc, en plein soleil, juste en face du lac au bord duquel cancanaient cinq oies sauvages, et je lisais pour la dixième fois, au moins, l’un de mes livres préférés : L’Écume des jours, de Boris Vian. C’est au lycée qu’on nous avait forcés à lire ce livre qui m’avait semblé bizarre au premier abord, et carrément envoûtant finalement : Chloé était malade, un nénuphar poussait dans son cœur, et Nicolas n’allait pas tarder à aller travailler à la fabrique d’armes pour tenter de la sauver. Je savais bien entendu que son terrible effort était vain, et j’en avais d’avance le cœur retourné, mais je poursuivais quand même ma lecture, espérant sans doute que par un incroyable revirement, l’amour vaincrait la mort. C’est idiot : c’est toujours la mort qui gagne.

Alors que je relevais les yeux vers les oies pour m’aérer quelques secondes l’esprit et me préparer au pire, j’ai aperçu un jogger arriver en courant – forcément, un jogger ça jogge – par l’allée principale, passer devant moi, et escalader la côte qui passe sous la ligne de RER pour monter jusqu’en haut du parc. Moi, le jogging, je n’aime pas ça. Pis encore : je ne comprends même pas qu’on puisse aimer ça. Le chocolat au lait et aux amandes caramélisées, un Bloody Mary ou un film de Tarentino, d’accord, mais courir, ou même faire du vélo, du fitness ou je ne sais quelle autre horreur, non. De cause à effet, les joggeurs non plus ne m’attirent pas : je préfère côtoyer des gens sains d’esprit, qui ont autre chose à faire à six heures du matin, pendant midi ou après le boulot, que de se taper dix bornes et de revenir chez eux ou même au bureau tout dégoulinant de sueur, avec des fringues qui puent le pipi de chat et une coupe de cheveux à souhaiter être chauve. Mais Christian – qui n’était alors qu’un anonyme parmi d’autres anonymes – m’a immédiatement tapé dans l’œil. Je ne sais pas pourquoi. Ses baskets datant de Mathusalem ? Ses jambes poilues ? Son mini-short bleu marine et vert fluo – sans rire, comment peut-on acheter de telles fringues ? – moulant ses fesses et ses parties intimes ? Son tee-shirt de même couleur laissant deviner des pectoraux solides et un ventre plat ? Ou son visage anguleux et transpirant, exprimant au-delà de l’effort une concentration presqu’enfantine, un désir de bien faire, et un plaisir, oui, un réel plaisir, presque une extase, comme si l’idée de s’enfiler la côte à venir provoquait en lui une jouissance simple, exposée aux yeux de tous, et surtout aux miens.

Christian s’éloignait déjà que je n’avais pas encore compris ce qui m’arrivait ; je l’ai suivi des yeux, suivi des yeux, et bien entendu il a disparu, plus haut, masqué par la pile du pont du RER et les arbres. Je suis restée hébétée au moins vingt secondes avant de me reprendre : ok, je venais de me séparer de cet imbécile de Ricardo – un mécano auto qui trimbalait toujours avec lui une odeur d’huile de vidange – et je n’avais rien en vue dans l’immédiat, mais quand même, un sportif ? J’ai réfléchi quelques instants encore, regardé les oies qui s’étiraient les ailes au soleil, puis j’allais replonger dans mon livre lorsque je l’ai vu redescendre, à grande vitesse, au milieu de l’allée. Le soleil tapait en plein et m’éblouissait à demi, mais je n’ai pu m’empêcher d’admirer sa silhouette élancée, et de le suivre des yeux jusqu’à ce qu’il me dépasse et se dirige vers la sortie du parc. « Il rentre chez lui, zut » me suis-je dit en me levant de mon banc, poussée par je ne sais quel ressort inconscient. Le temps de me baisser pour ramasser mon sac et de me redresser pour m’élancer à sa poursuite, je ne l’ai pas vu faire demi-tour pour enchaîner d’autres montées-descentes de cette côte, et nous nous sommes violemment percutés, nous retrouvant tous les deux par terre, lui au-dessus de moi. J’ai gardé les yeux fermés, un peu sonnée par l’impact, mais surtout pour apprécier le poids de son corps brûlant, son odeur âcre, sa respiration hachée. Pas plus que moi il n’avait compris ce qui lui arrivait. Et puis j’ai entendu sa voix : chaude elle aussi, inquiète, coupable aussi. Il n’avait pas l’intention de m’engueuler parce que j’avais foncé sans regarder, comme n’importe qui l’aurait fait : c’était un gentil. Je crois que c’est à ce moment que j’ai le plus aimé Christian de ma vie. Il faut dire que je suis plutôt la nana qui n’est jamais vraiment à sa place, qui a tendance à gaffer un peu, et qu’on finit toujours par rabrouer. Alors qu’on soit gentil avec moi, surtout après un accident de parc, c’était surprenant et touchant.

Les premières semaines ont été vraiment agréables : il était prévenant, foncièrement gentil, positif et humaniste. Un vrai bon gars. Il m’a comblée : des petits cadeaux, des fleurs, des mots doux, des surprises. Puis nous avons commencé à nous voir avec nos amis respectifs ; tout le monde me disait que j’avais de la chance, que c’était un chic type, que c’était exactement la personne qu’il me fallait. Ses amis à lui semblaient également ravis de le savoir en ma compagnie : nous formions le couple parfait disaient-ils.

Au bout de trois mois, nous avons emménagé ensemble. Ou plus exactement je suis allée habiter chez lui, puisque son appartement, à deux pas du parc où nous nous étions percutés, était bien plus vaste que le mien. La vie quotidienne s’est mise en place, sans que ni l’un ni l’autre n’ayons de trop gros efforts à faire : nous mangions tous les deux sainement, nous couchions assez tôt, sortions à intervalles réguliers, et nous entendions bien au lit. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin presque.

Les mois passant et la normalité de notre relation s’établissant après les élans fougueux des débuts, nous sommes entrés dans une espèce de ménage à trois : lui, moi, et la course à pied. Rien n’avait changé dans le comportement de Christian : toujours aussi prévenant, toujours amoureux fou, mais toujours aussi sportif. Lorsque nous partions en week-end, pas une fois il n’a manqué de s’escamoter une heure pour aller courir. Lorsque nous parlions vacances, il choisissait systématiquement des hôtels avec salle de fitness où il pourrait trouver un tapis de course. Et ainsi de suite. Et à côté de ça, mes amis qui me félicitaient, qui me disaient en rigolant – enfin pas toujours – « alors c’est pour quand le mariage ? Et les enfants ? »

Il n’y a pas eu d’enfants, mais nous nous sommes mariés après un peu plus d’un an de vie commune. Je n’avais pas vraiment d’arguments valables pour ne pas l’épouser : un garçon gentil, prévenant, drôle, amoureux, avec un bon boulot, plutôt beau, que mes amis et ma famille aimaient bien. Que demander de plus ?

Les années ont passé, nous avons déménagé pour une petite maison en proche banlieue, j’ai monté ma boite de vente d’objets d’art par internet, Christian a pris du galon, et s’est mis au trail, au vélo, aux raids extrêmes, au triathlon. Il a fait l’acquisition d’une balise GPS qui me permettait grâce à un site internet de le suivre à dix mètres près où qu’il se trouve, pour me rassurer quand il partait en montagne, disait-il. Il faut dire qu’il partait toujours seul, détestant la compagnie de ses semblables. Même en course, il me disait ne jamais courir avec d’autres personnes, toujours chercher l’isolement, propice d’après ses dires à se recentrer, se retrouver, se découvrir même. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre… Chaque année, il se donnait deux objectifs majeurs, comme si le sport pouvait être majeur dans une vie ? Encore, il aurait été sportif de haut niveau, et il aurait gagné des millions comme les footballeurs de l’équipe de France, ou du Paris Saint-Germain, ou de je ne sais trop quelle équipe, je ne dis pas, mais là, franchement, pour finir deux-centième sur deux mille, un objectif majeur ? Je le raillais de temps en temps sur le sujet, mais il évacuait mes propos d’un revers de la main, sans même prendre la mouche, toujours très gentil. Tellement gentil.

J’ai rencontré Daniel lors d’un vernissage, un vendredi soir. Nous avons terminé la soirée chez lui, et je ne suis rentrée que le lendemain à la maison. Christian était parti pour trois jours en montagne, comme me l’indiquait sa balise, en prévision de son deuxième objectif majeur de l’année, fin août, du côté de Chamonix. Après Daniel, il y en a eu d’autres, pour une soirée, quelques semaines, jamais plus. Après tout, Christian me trompait avec le sport, j’avais bien le droit, moi aussi, de prendre du bon temps, non ?

Quand il revenait de ses raids, de ses expéditions, de ses épreuves, Christian reprenait son rôle de mari modèle, et moi d’épouse fidèle. Parfois il me demandait de l’accompagner : « ça te ferait du bien le bon air de la montagne » ou encore « pourquoi on ne se ferait pas un petit Paris-Londres en vélo cet été ? » Sans blague, à croire qu’il ne me connaissait pas ? Mais à côté de ça, toujours aussi prévenant, aussi gentil.

Je crois que c’est au bout d’un peu plus de cinq ans que je n’ai plus réussi à le supporter. Désormais, tout en lui hérissait le peu de poils que Claudie, mon esthéticienne, me laissait sur la peau tous les quinze jours. Un an de ce régime plus tard, j’ai pris une décision : il fallait que ça cesse. Mais que devais-je faire ? Demander le divorce ? Jamais ! Ç’aurait été avouer un échec, perdre la face devant mes amis et me passer d’une situation plutôt agréable, sachant que mes affaires ne marchaient pas du tonnerre, et que c’était surtout lui qui amenait de quoi faire tourner notre foyer. Surtout que j’avais un certain nombre d’aventures extra-conjugales au compteur, et que si jamais quelqu’un venait à fourrer son nez là-dedans, ça ne m’arrangerait pas vraiment. Nous séparer à l’amiable ? Même topo. Que faire alors ?

L’idée m’est venue d’un coup, un soir d’octobre, l’année dernière, alors que nous dînions : Christian semblait tout retourné, et quand je lui ai demandé, pas vraiment intéressée, pourquoi, il m’a fait part du décès d’un concurrent sur une épreuve appelée La diagonale des fous et se déroulant sur l’île de La Réunion. La diagonale des fous, non mais vous avez l’impression de rêver quand on vous parle de ça ! Les gars doivent traverser l’île en escaladant des montagnes, le jour et la nuit, sans dormir, et ils paient pour ça. Ils arrivent complètement fracassés, quand ils arrivent car la moitié abandonne en route, ils sont malades, épuisés, ils ont des hallucinations, les pieds déchirés d’ampoules éclatées, les genoux explosés par les descentes, les chevilles tordues, ils tiennent à peine debout, et on leur donne un tee-shirt avec marqué dessus « J’ai survécu ! » En l’occurrence, l’année dernière, il y en avait un qui n’avait pas survécu. Christian m’a raconté les circonstances, et pour une fois j’ai été attentive : ça s’était passé de nuit, à flanc de montagne, le gars devait être épuisé, il a trébuché, il est tombé en dehors du sentier et a dévalé un à-pic de plusieurs centaines de mètres. Aucune chance de survie. On n’a retrouvé que de la bouillie. C’était exactement ce qu’il me fallait.

Le jour de l’inscription à « La Diag », comme il l’appelait, Christian était fébrile : une course d’une telle ampleur, serait-il à la hauteur ? « Mais oui », le rassurai-je, « depuis le temps que tu t’entraînes, tu peux largement la boucler, ce sera le point d’orgue de ta carrière sportive. » Et surtout le premier jour du reste de ma vie. Pour une fois, j’accompagnerais Christian dans son voyage, et je lui avais assuré que j’essaierais même d’aller le voir sur le parcours de la course. Il m’avait semblé un peu étonné sur le coup, comme contrarié, mais m’avait finalement rassurée par son plus beau sourire : « tu verras, l’ambiance de la course, la fête, ça va te plaire. »

Pour la première fois de ma vie, j’ai acheté des cartes de randonnée, et j’ai étudié le parcours de cette foutue course. J’ai repéré l’endroit où le gars était tombé l’année précédente, et il m’a semblé évident que ça serait à cet endroit-là que j’agirais. Encore fallait-il que je puisse m’y rendre, et pour ça il fallait être prête à escalader moi aussi une montagne, et sans me faire voir. J’ai donc repéré des itinéraires secondaires susceptibles de m’amener au point crucial, et j’ai commencé à me préparer physiquement dans la salle de fitness proche de notre domicile, prétextant quelques kilos à perdre. Christian a vu ceci d’un très bon œil, il espérait ainsi que nous pourrions randonner un peu sur l’île avant sa course. Il ne croyait pas si bien dire : j’avais bien l’intention de repérer in situ l’endroit où j’allais dire adieu à mon cher mari.

Nous sommes arrivés à Saint-Denis au milieu d’autres personnes venues à l’évidence elles aussi pour la course. J’avais l’impression d’être au milieu d’une bande de scouts sur le point de partir en camp de vacances. Des gamins. Leurs épouses semblaient soumises, voire participaient à cette étrange mascarade. Plus que quelques jours à supporter tout ça.

La course devait démarrer le jeudi soir de la semaine suivante à minuit – non mais sans rire, à minuit ! En attendant, nous avons profité des plages, en prenant bien soin de nous baigner à l’intérieur du lagon, à cause des requins : ç’aurait été dommage que Christian se fasse croquer par un de ces squales, quand même… Tant d’efforts pour rien !

Une semaine pile avant la course, nous sommes allés randonner dans le fameux cirque de Cilaos, avec comme objectif de monter jusqu’à la Caverne Dufour, un gîte sur l’itinéraire menant au sommet de l’île, le Piton des Neiges. Sur le chemin menant à cette caverne – qui est en fait un bâtiment miteux –, nous devions passer par le lieu tragique de la disparition du coureur l’année passée, un lieu qui deviendrait bientôt doublement tragique. Tout s’est parfaitement déroulé, hormis que j’ai eu un terrible mal aux jambes alors que mon imbécile de mari semblait aussi frais qu’un gardon tout juste sorti de l’eau. J’ai observé avec attention le passage critique : le sentier longeait le vide sur une vingtaine de mètres, et était bordé de l’autre côté, côté falaise donc, d’une végétation très dense. Il semblait difficile de pouvoir s’y frayer un chemin, mais j’ai repéré un léger renfoncement où je pourrais me cacher en attendant mon époux. J’avais pris soin avant la course de vérifier que le réseau téléphonique passait ici, ce qui me permettrait de suivre sa progression très précisément grâce à son inséparable balise GPS. Il me suffirait de grimper suffisamment tôt pour être présente avant son passage, de me cacher dans le renfoncement dans les fourrés, et lorsqu’il approcherait, seul comme à son habitude, hop ! Épuisé comme il le serait après une journée de course, ce ne serait pas bien compliqué de l’envoyer valdinguer. Il me suffirait juste de repartir comme une petite souris, ni vue, ni connue.

De retour dans notre petite maison de location, j’étais plus enjouée que je ne l’avais été depuis plusieurs années. De le savoir en sursis, et de me savoir en presque liberté m’excitait terriblement : j’avais envie de lui accorder une belle soirée, un pré-enterrement de vie de garçon marié, si je puis dire. Je me suis faite la plus belle possible, et nous sommes allés dîner tardivement dans un joli restaurant à quelques kilomètres de notre location, en bordure de falaise. Nous nous sommes un peu laissés aller sur l’alcool, il faut dire que leurs rhums arrangés sont terribles, et puis je me sentais l’humeur légère, guillerette. J’ai même ri plusieurs fois aux blagues de mon gentil époux, très prévenant comme à son habitude.

Après ce dîner plantureux, Christian m’a proposé d’aller marcher un peu pour aller regarder la mer. Ça m’arrangeait : un peu pompette, je me suis dit que de marcher me dégriserait un peu, et que, peut-être, nous pourrions nous laisser aller à une dernière petite partie de jambes en l’air, perchés au sommet de cette falaise, entre ciel, roche et océan. L’air était tiède, mais le vent frais, et je frissonnais un peu, accrochée à Christian alors que nous marchions sur des dalles irrégulières, dans l’obscurité presque complète, seuls sur ce cap pourtant très romantique.

Et voilà le fil rembobiné. Je sors de mes trois minutes de rêverie, et constate que Christian n’est plus assis à mon côté. Je tourne la tête en arrière et aperçois mon mari accroupi derrière moi, avec à ses côtés une femme que je n’ai jamais vue. Tous deux arborent un drôle d’air, complice et mutin à la fois. Un sentiment de malaise m’envahit alors qu’un frisson parcourt mon corps, de la pointe des orteils au sommet de mon crâne.

« – Chéri ? Mais… Qui est-ce ?

– Nathalie, je te présente Émilie. Ma future femme. »

Ma tête et mon corps s’emplissent immédiatement d’un froid glacial, et je n’arrive même pas à esquisser le moindre geste ni à crier lorsque Christian me pousse violemment dans le vide. Dans les deux secondes qui me séparent des rochers, je ne me sens même pas en colère, juste étonnée : peut-être qu’il n’était pas si gentil que ça, après tout ?

Un éclair transperce tout mon corps lorsque j’atterris sur la lave figée depuis des millénaires, puis plus rien. Puis la sensation d’être dans une machine à laver, tout n’est que fracas, je suis ballotée, je coule, je retrouve la surface, je coule. Mes jambes ne répondent plus, mais j’arrive à bouger mes bras. Une lame de fond m’entraîne, je quitte le maelstrom. La surface de nouveau, après une éternité sous l’eau. Mes poumons me brûlent bien que j’ai l’impression d’être immergée dans une baignoire emplie de glace. Un instant de calme, je vais peut-être m’en sortir. Je serre les dents : il faut que je m’en sorte, Christian doit payer. Puis un frôlement : quelque chose de gros vient de passer juste à côté. Une vague de désespoir déferle en moi : « oh non, pitié, pas les requins… »

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